Marché immobilier : un bilan 2015 satisfaisant pour la Belgique

Marché immobilier : un bilan 2015 satisfaisant pour la Belgique

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Malgré une hausse de 2 % du prix de l’immobilier, les Belges ont continué à acheter en 2015. Ce qui confirme que l’achat immobilier demeure une valeur sûre en Belgique, avec une amélioration de 5 % du volume global de transactions.

Cette stabilité du marché s’explique par une faible hausse du taux d’inflation (1 %) qui est assez stable depuis ces 4 ou 5 dernières années dans l’immobilier résidentiel, ainsi qu’une baisse du taux d’intérêt en 2015.

Une stabilité des taux jusqu’en 2017

Valeur sûre de placement, l’immobilier sera assez stable jusqu’en 2017, et ce, avec des taux hypothécaires de 2,5 % en moyenne. Ces faibles taux d’intérêt permettront aux acheteurs de prévoir les chocs fiscaux prédits par les experts. Pour ce qui est de la localisation des biens qui trouvent facilement acheteur, l’on cite la région bruxelloise, ainsi que la Flandre et le Gand.

Ce qui n’est pas le cas pour la Wallonie et la province du Luxembourg. Quant aux régions namuroises et liégeoises, une hausse moyenne de 1,5 % est à prévoir. Concernant le type de bien privilégié des acquéreurs, une nette amélioration a été rapportée sur le segment des maisons et appartements de moyenne gamme.

Ainsi, les Belges ont pu acheter leur première propriété pour occupation à 150 000 euros ou 200 000 euros en moyenne, soit le prix d’entrée de base pour le marché immobilier de Belgique.

Un marché immobilier sous pression…

Les analyses des économistes prédisent un léger repli du marché immobilier belge pour les années à venir. Cela est lié aux incertitudes fiscales qui n’améliorent pas les taux d’intérêt assez bas et les revenus des ménages. En mars 2015, la Banque Nationale de Belgique (BNB) a annoncé 3 % de surévaluation du marché immobilier du pays, alors que les grandes institutions internationales telles que BCE, BNB et FMI prédisaient des taux de surévaluation de 20 à 60 %. Pour expliquer cet écart, les économistes remettent en cause la méthodologie utilisée.

Pour Julien Manceaux, économiste chez ING, « la surévaluation n’est pas mesurable pour le marché immobilier. Les études mesurent l’écart entre le prix de l’immobilier et les revenus disponibles ou entre les prix de l’immobilier et les loyers. Le tout est comparé avec les moyennes de long terme. Le rapport prix/loyers indique que les prix de l’immobilier ont augmenté plus rapidement que l’inflation ».

De son côté, Patrick Balcaen, patron de l’agence du même nom, évoque que les chiffres de la surévaluation ont été établis sans prendre en compte les critères décisifs comme le la fiscalité, le pouvoir d’achat et les conditions appliquées par les banques qui imposent souvent un paiement initial ou fonds propres plus importants.

Bien choisir la formule hypothécaire

Avec le bonus logement, les Belges bénéficient d’une baisse des intérêts et du capital lorsqu’ils achètent un bien immobilier. Bien entendu, ce bonus a des impacts majeurs au niveau des crédits hypothécaires.

Pour trouver la meilleure des formules hypothécaires, il est aujourd’hui conseillé d’opter pour un emprunt à taux fixe, pour éviter les effets des fluctuations du taux variable.

Et pour ceux qui ont déjà opté pour un taux variable, il est toujours possible de renégocier le crédit immobilier via l’arbitrage interne chez le prêteur actuel, ou alors changer de banque et trouver de nouvelles offres en effectuant une reprise d’encours, en réempruntant le capital déjà remboursé.

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